Organisations Politiques et Economiques Regionales

L’avenir de l’OPEP

 

Le Moyen Orient est au cœur de l’organisation OPEP avec près des deux tiers des réserves de pétrole. Il n’y a pas d’évènements géopolitiques, religieux ou social intervenant dans la région qui est un impact sur les équilibres économiques. C’est pourquoi les grandes puissances consommatrices sont très intéressées par les problèmes de la région. Malgré les diversifications géographiques de la production d’énergies et la découverte de nouveaux sites de pétrole au Brésil ou en Arctique le Moyen Orient reste le carrefour stratégique des productions d’hydrocarbure. On peut se poser la question peut-on se passer du pétrole du Moyen Orient et dans ce cas remettre en cause le rôle de l’OPEP comme acteur prépondérant sur la scène international. On désigne comme pétrole conventionnel le pétrole sous forme liquide, qui afflue naturellement à la surface lors de l’extraction ou peut être extrait au moyen de pompes sans nécessiter d’autre étape de traitement ou de dilution. Les plus importantes réserves prouvées de pétrole conventionnel se trouvent dans les pays du Moyen-Orient: en Irak, en Iran, au Koweït, en Arabie Saoudite et dans les Emirats Arabes Unis, c’est-à-dire dans des pays OPEP.

Depuis quelques années déjà, on investit beaucoup dans le pétrole non conventionnel. L’extraction dans les sables bitumineux du Canada, dans les profondeurs du Golfe du Mexique ou dans les schistes bitumineux des Etats-Unis. Ces nouvelles méthodes sont pour les grandes puissances un moyen de ne plus être aussi dépendant des énergies gaz et pétrole face au Moyen Orient qui est une zone comme nous l’avons dit précédemment une zone de conflits. Mais cette « émancipation » est-elle utopique aujourd’hui ? L’OPEP n’a plus une position offensive comme c’était le cas avant les annexes 70, très affaiblie par la concurrence internationale (Russie, Mexique, Norvège…) et les conflits entre les pays membres. L’Organisation doit aujourd’hui protéger ses réserves qui font sa force, elle a une politique de préservation du bon fonctionnement de ses flux énergétiques vers le reste du monde. Si les grandes puissances et les pays émergeants recherchent des alternatives aux hydrocarbures de l’OPEP il n’existe pas cependant de champ pétrolier ou gazier qui puisse représenter une concurrence sérieuse. Deuxièmement les pays producteurs notamment du Moyen Orient le pétrole ne se trouve pas en profondeur par conséquent les conditions d’exploitations et l’impact financier et d’investissement n’est pas identique : extraire du pétrole au Brésil et au Moyen Orient ne porte pas le même cout. Enfin il existe du pétrole non conventionnel en quantité abondante au Canada, USA ou au Venezuela mais le cout d’exploitation et l’impact sur l’environnement sont trop important.

Pour conclure pendant quelques décennies l’OPEP reste un acteur majeur sur la scène international, ses réserves sont importantes, l’extraction du pétrole reste la moins chère que dans d’autres régions et son impact environnemental est moins polluant.

 

 

 

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