Organisations Politiques et Economiques Regionales

Évaluation des missions et objectifs de la Ligue- - unité du monde arabe contre les puissances européennes.

D’une part la Ligue Arabe, depuis sa fondation, est devenu, et reste, l’organisation primordiale qui représente des intérêts communs du monde arabe, comme énoncé dans sa Charte. Dans la forme, la Ligue présente toujours une organisation qui avance des positions sur des affaires internationales. En effet, il n’existe pas d’organisation alternative qui pourrait rassembler tous les États arabes sous un seul groupement d’États.
D’autre part, il faut avouer que dans le fond, la Ligue souffre de beaucoup de divisions internes profondes – des rivalités entre chefs d’États, des conflits d’intérêts, le clivage Sunnite-Chiite… ceux qui fait qu’elle n’arrive pas à représenter tous les intérêts de tous les membres par des résolutions fortes et renforcées. L’unité du monde arabe reste plutôt un rêve qu’une réalité, et malgré des réunions régulières de chefs d’État, il n’y a guère eu un moment où aucune tension n’existait entre tel ou tel État arabe.

Dès le moment de sa création, certains États, selon leurs intérêts de l’époque, opposait à une centralisation governementale et administrative plus profonde, citant la différence de niveau économique et politique entre les États-membres. Voire au niveau culturel et infrastructure juridique, est-ce qu’il y a eu vraiment de progrès[1] ? Aujourd’hui, on peut s’interroger s’il y a eu une unification plus concrète dans le fond, ou a-t-elle toujours resté stagnante dans le temps ?

D’ailleurs, la Ligue Arabe ne fonctionne plus comme un pôle anti-Occident pure and simple. Au contraire, la puissance économique et technologique de l’Occident facilite une coopération avec ce dernier. C’est, en soi, un raison pour les divisions de la Ligue, c’est-à-dire, quand il y a un conflit entre les intérêts de la Ligue, et les intérêts d’un État-membre par rapport à l’Occident, en l’occurrence, l’Egypte était considéré comme un traitre à la Ligue, et en expulsé après qu’il a signé un traité de paix avec l’Israël pour obtenir d’aide économique important des États-Unis. Pour aller plus loin, on peut même dire que la Ligue a récemment souvent tranché en faveur d’un rapprochement avec l’Occident concernant des crises internationales relevant ses États-membres. L’intéraction entre le monde arabe, par le biais de la Ligue, et l’Occident est devenu beaucoup plus nuancée et complexe qu’avant, car les intérêts géopolitiques sont multipliés.
Aujourd’hui, le paradigme de l’Ouest contre l’Est dans le cadre du colonialisme n’est plus soutenable. La Ligue ne peut pas s’attacher à ces valeurs anachroniques, et doit forcément évoluer avec les nouveaux paradigmes, et se trouve dépassé par d’autres acteurs.


[1] Ibid, Wissa-Wassef

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